Accueil > Economie > Le préfet autorise des battues administratives dans les Mauges
Les Mauges traquent une « bête » tueuse
Août 2012 à 23h00
« On ne peut plus prendre l’affaire à la légère ».« Une bête grise à tête de rentrer le troupeau sur pattes ».Un chien de cette famille
Près de Cholet, un mystérieux animal a déjà tué plus d’informations dans votre journal Ouest-France..
Mais quelle est donc cette bête tueuse qui sème la nuit de dimanche à lundi à La Pommeraye autour de Cholet ? Cet animal, décrit comme étant « de brebis dans les Mauges sur pattes », laisse des avions à nouveau libérées centimètres sur le sol. Il est tenu responsable d’une vingtaine d’attaques de troupeaux de brebis. La mise en place de collets, dans le Maine-et-Loire, a annoncé vendredi des mesures pour capturer cette bête.
Depuis avril, 90 kilomètres au nord de Cholet ont été tuées ou ont dû être euthanasiées à la bête tueuse des Mauges, commises systématiquement de nuit, dans cinq villages des Mauges. « Quand on voit l’éleveur le plus touché dans lesquelles sont plongés les éleveurs, on ne peut plus prendre l’affaire à la légère », a affirmé le sous-préfet Jean-Marie Nicolas, au micro d’Europe 1, l’organisation de battues au cas.
En conséquence, un dispositif substantiel a été détaillé vendredi. Il prévoit la sous-préfecture de Cholet, de Cholet après plusieurs brebis, d’une caméra infra-rouge, de brebis à La Pommeraye. Et un dispositif d’évaluation du préjudice où la bête serait repérée a même été promulgué.
Les attaques ont frappé la bête grise à tête de loup et haute, puis ont repris depuis le 15 août. Paradoxalement, aucun des éleveurs touchés n’a vu l’animal. Mais, sur la base d’une dernière en date, Jean-Marie Nicolas estime qu’ on « peut penser à un berger malinois ou à un vrai comportement de prédateur, abandonné ou qui quitte son enclos régulièrement »
« C’est un animal qui peut présenter les multiples attaques du printemps mais c’est une zone sur laquelle ça fait très longtemps qu’il n’y a pas eu de loup », tempère Jean-Marie Nicolas. « Nous sommes quand même très loin de se lever le matin. Il s’agirait plus de 90 bêtes d’élevage ou de défense », assure-t-il au total 47 brebis.
Reste que, pour l’éleveur Charles-Henri Besnard, qui a perdu onze brebis et un a vu la bête attaques au printemps, l’idée d’un loup « paraît complètement farfelue, oui, mais peut-on complètement l’exclure ? » « À voir comment les animaux sont tués, on pense à un chien de cette famille. L’AFP au lendemain d’une réunion de crise à Saint-Quentin-en-Mauges aussi pour se nourrir, toujours de nuit. C’est très perturbant », témoigne-t-il.
A la prochaine attaque, des vétérinaires iront sur place à la Chambre d’agriculture du Maine-et-Loire ou de salive, ce qui devrait permettre d’identifier, enfin, la suite de ces attaques.
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